Pour son 7ème roman, Marc Levy a choisi un sujet beaucoup plus douloureux et plus sérieux que ses précédents livres. Un sujet lourd de significations et d’émotions, celui de la résistance pendant la seconde guerre mondiale.
C’est un hommage émouvant envers son père puisque cette histoire est la sienne. Elle est relatée sans aucun accro, sans rien cacher au lecteur, en lui montrant la réalité en face.
« … En rentrant chez lui ce soir-là, Caussat ne peut imaginer que trois jours plus tard, dénoncé, il sera arrêté et passera deux ans dans les geôles de la centrale de Nîmes. Delacourt ne sait pas que dans quelques mois il sera abattu par des policiers français, dans une église d’Agen où, pourchassé il s’était réfugié ; Clouet ignore que, l’an prochain, il sera fusillé à Lyon ; quant à Bertrand, personne ne retrouvera le coin de champ sous lequel il repose. En sortant de prison, Caussat, les poumons bouffés par la tuberculose, rejoindra le maquis. Arrêté à nouveau, il sera cette fois déporté. Il avait vingt-deux ans quand il est mort à Buchenwald.
Tu vois, pour nos copains, tout à commencé comme un jeu d’enfants, un jeu d’enfants qui n’auront jamais eu le temps de devenir adultes. … »
Jeannot et son frère Claude, tous deux de jeunes juifs français, sont confrontés à des choix difficiles. Fuir pour sauver leurs vies et entrer dans la résistance en France pour sauver d’autres vies que les leurs, ou rester là et croire qu’il ne leur arrivera rien. Pour Jeannot, le choix est vite fait. Il emmène son frère et ils partent s’engager au maquis, le siège des résistants. Une belle leçon d’amitié entre adolescents à peine sortis de leur enfance et l’entraide aux inconnus devant la dure réalité d’une guerre meurtrière.
« ... mes sept camarades (…) ne savent pas qu’ils vont mourir en criant « Vive la France », et presque tous avec un accent étranger. »
Plus qu’une aventure, une épopée dramatique, depuis la France en passant par des chemins de rails de l’Europe entière, des camps d’extermination et de travail, la vue de la mort à chaque coins de rue, ce récit recèle de sentiments forts et véritables. Un coup de plume simple et fluide fait naître en nous une réflexion : qu’aurait-on fait à leur place ? Aurions-nous eu ce courage et cet espoir qui fait vivre ?
Levy aura encore fait un miracle avec ce roman, celui de faire pleurer ses lecteurs via de simples mots !
Céline Jasoing
Cet article a été publié en version papier en mai 2010.
Werchter a voulu faire un cadeau d'honneur au groupe belge Balthazar en l'intégrant à une journée festivalière haute en musique. Les Courtraisiens ont dernièrement eu beaucoup de succès auprès de celui-ci grâce à leur première partie de Muse au Boutique et à leur prestation sur la scène "The Barn" de Rock Werchter. Les membres de Balthazar ont donc lancé le départ de cette magnifique journée à 13h.
Une fois la foule réveillée et intriguée, l'incendiaire Blondie est arrivée sur scène à 14h au top de sa forme et acclamée par des fans inconditionnels. On a pu d'ailleurs voir dans la foule des panneaux déclarant leur flamme à cette Debbie Harry New-Yorkaise et fière de l'être, des hommes à perruques blondes et des femmes déchaînées sur Call Me. Avec ses plus grands tubes, elle a réchauffé l'atmosphère pourtant déjà étouffante.
Mais heureusement pour les festivaliers, le beau et talentueux Ben Harper accompagné du grand Charlie Musselwhite, rencontré lors d'un enregistrement, sont arrivés sur scène à 16h pour faire descendre la température. C'est ainsi que l'on a vu apparaître des sièges gonflables, frigo-box et chapeaux de paille sur la plaine. Une ambiance cosy s'y est développée aux rythmes folk, soul et funky de ces deux blues brothers.


